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Recommencer de zéro en tant que coach : ce que je ferais

✅ En bref
Si je devais recommencer de zéro comme coach aujourd’hui, je ne partirais pas d’une stratégie ni d’une offre, mais de moi : ma vision, mon mode de vie, ma façon de fonctionner. Ensuite seulement viennent une porte d’entrée claire, une offre simple, une liste email dès le premier jour et un marketing naturel centré sur les transformations. C’est ça, un positionnement aligné.

Il y a deux ans, j’ai fait une vidéo sur ce que je ferais si je devais recommencer de zéro comme coach. Je viens de la revoir pour préparer ce contenu… et à part un seul point, je ne referais plus rien de ce que je conseillais à l’époque. Ce n’est pas que c’était faux, mais j’ai évolué, le marché a évolué.

Alors voici exactement ce que je ferais aujourd’hui pour décoller plus vite sans m’épuiser : trouver ta vraie porte d’entrée dans un marché devenu saturé, créer un lien direct avec les bonnes personnes sans dépendre des réseaux sociaux, et construire une activité au service de ta vie. On y va.

Sommaire

Recommencer de zéro : je commencerais par moi

Aujourd’hui, le marché du coaching et de la thérapie, c’est comme une grande pièce où tout le monde parle en même temps. Chacun essaie d’exister, de se rendre visible… mais plus il y a de bruit, moins on entend les messages. Ce qui fait la différence, ce n’est pas de parler plus fort que les autres, c’est de parler de la bonne chose, à la bonne personne, au bon endroit.

Si je devais recommencer de zéro aujourd’hui, je ne commencerais pas par une stratégie, ni par une offre. Je commencerais par moi : par clarifier ce que je veux vraiment, le type de vie que j’ai envie de construire.

Parce que l’erreur, c’est de construire une activité qui fonctionne, mais dans laquelle toi, tu entres comme dans un moule. Et dans un moule, tu te sens vite à l’étroit… je l’ai vécu.

📌 Qu’est-ce qu’un positionnement aligné ?
Un positionnement aligné consiste à construire son activité à partir de qui l’on est, vraiment : son mode de vie souhaité, ses valeurs, sa vision. C’est l’inverse de s’adapter à un modèle imposé. Cette clarté de positionnement est la fondation d’une activité alignée qui se tient dans le temps.

Aujourd’hui, j’ai une activité à 95 % en ligne qui me permet de travailler d’où je veux. L’hiver dernier, on est partis six semaines au Vietnam et je pouvais continuer à travailler. On projette même de devenir un peu plus nomades. Et ça, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est un choix de départ, un fondement que je ne remets pas en question, parce qu’il m’offre la liberté de mouvement.

Autrement dit, j’ai construit mon activité en fonction de ma vie, et pas l’inverse. Mais au début, je ne le faisais pas consciemment. Je faisais comme beaucoup : je regardais ce qu’il « fallait faire » et j’essayais de m’adapter. Sauf que ça ne marche pas comme ça, parce qu’on est tous différents.

Il y a des personnes qui veulent être 100 % nomades. D’autres qui veulent travailler à mi-temps pour s’occuper de leurs enfants. D’autres qui veulent une activité stable, locale, sédentaire. Il n’y a pas une seule bonne façon de faire, mais il y en a forcément une qui est juste pour toi. Et c’est celle-là qu’il faut clarifier en premier.

Tes valeurs et ta façon de fonctionner comptent autant

Il n’y a pas que le mode de vie. Il y a aussi comment tu fonctionnes au quotidien, tes valeurs, ta façon de faire les choses. Moi, j’ai une valeur très forte : la simplicité. A chaque fois que je complexifie trop quelque chose dans mon activité, ça bloque: ça ne marche pas, je ne me sens pas bien, et ça devient lourd à porter.

Du coup, quand je crée quelque chose, je me pose toujours la même question : c’est quoi la façon la plus simple de faire ? La plus simple à créer, à proposer, à vivre, pour moi comme pour mes clientes. C’est pour ça que je ne me concentre pas sur dix programmes. J’ai Business Zen et Alignement Naturel. Je pourrais en créer d’autres, je l’ai fait à une époque. Mais ma réponse, c’est de faire très bien deux choses plutôt que dix moyennement.

Et au-delà du mode de vie et des valeurs, il y a un dernier élément qui change tout : ta vision. Pourquoi tu fais ce que tu fais, vers quoi tu veux aller. Ma vision, c’est de permettre aux coachs et thérapeutes d’être pleinement elles-mêmes à travers leur activité. De vivre de leurs talents en se sentant à leur place, libres, utiles. Ce n’est pas une jolie phrase sur mon site : c’est ce qui guide mes décisions tous les jours. Sans cette vision, je ferais des choix sans cohérence. Avec, j’ai un cap.

Enfin, un élément qu’on oublie souvent quand on démarre : selon qui tu es, tu n’as pas envie de communiquer de la même façon. Moi, j’aime co-créer, travailler avec des partenaires qui partagent mes valeurs. Je construis ma visibilité naturelle en partie comme ça, pas en publiant tous les jours sur les réseaux. Toi, ce sera peut-être l’inverse : écrire, parler face caméra, ou les rencontres en petit comité. Il n’y a pas de bonne réponse unique, juste celle qui colle à qui tu es. La connaître évite de te forcer à des choses qui ne te ressemblent pas et de t’épuiser.

Choisir une seule porte d’entrée

La deuxième chose que je ferais, c’est de choisir UNE porte d’entrée pour ta communication. Parce que l’erreur que je vois tout le temps, et que j’ai faite aussi au début, c’est de vouloir parler de tout : tout ce que tu sais faire, tous les sujets, toutes les problématiques que tu pourrais aider à résoudre. Sauf qu’en réalité, ça ne marche pas.

Imagine que ton activité, c’est un château. À l’intérieur, il y a plein de pièces, plein de choses que tu sais faire. Mais s’il n’y a pas de porte d’entrée claire, c’est comme si ton château était entouré de douves, sans pont-levis, sans accès. Les gens passent devant… mais ils ne peuvent pas entrer.

C’est ce qui se passe quand ta communication est trop large. Les gens passent devant ton activité, ne comprennent pas si c’est pour eux, ne savent pas par où commencer avec toi. Et ils passent leur chemin, alors que tu pourrais les aider. C’est très frustrant.

Donc si je devais recommencer, je ne chercherais pas à montrer tout ce que je sais faire. Je choisirais un seul sujet, une seule problématique, une seule porte d’entrée. Et ce sujet, tu le connais déjà très bien : c’est quelque chose que tu as vécu, que tu comprends de l’intérieur, peut-être même une ancienne version de toi.

Parce que quand tu parles d’un sujet précis, d’un problème clair, les bonnes personnes se reconnaissent immédiatement. La porte de ton château s’ouvre, les premières personnes entrent dans ton univers. Et une fois à l’intérieur, là tu peux leur faire découvrir le reste : les autres pièces, les autres sujets. Mais ça vient après. L’objectif au départ, ce n’est pas d’être complète, c’est d’être identifiable sur une seule chose.

Créer une offre simple et testable vite

Une fois ta porte d’entrée posée, là seulement tu peux penser à ton offre. Et c’est un énorme changement par rapport à ce que je faisais avant. Au début, je voulais créer quelque chose de complet, de parfait, qui couvre tout ce que j’avais appris. Sauf que plus c’est large, plus c’est lourd à consommer.

Aujourd’hui, je ferais l’inverse : je créerais une offre simple, qui répond à une seule problématique et amène à un seul résultat. Un résultat que la personne peut voir, ressentir, nommer. Pas « je t’accompagne à aller mieux », mais quelque chose de concret : débloquer X en quelques semaines pour obtenir Y.

Et surtout, je ne passerais pas des semaines à la construire avant de la proposer. Je la proposerais d’abord, je verrais si ça résonne, si des personnes sont prêtes à s’engager. Ensuite seulement, je la construirais. Ça t’évite de passer des heures sur quelque chose que personne ne va acheter, et ça te permet de t’ajuster à partir du réel, pas de ce que tu imagines.

Sur le format, individuel ou petit groupe, peu importe : ça dépend de ce qui te ressemble. Si tu adores la relation un à un, commence par de l’individuel. Si tu préfères l’énergie d’un collectif, fais un petit groupe. Mais une règle ne change pas : commence simple. Concrètement, ton offre signature tient sur quatre lignes : à qui c’est destiné, quelle est la promesse, quel est le résultat observable, quel est le format. Pas besoin de dix bonus, cinq modules et trois communautés privées : au début, ça brouille plus que ça aide.

Construire ta liste email dès le premier jour

Pour vendre cette offre, il faut des personnes à qui la proposer. Et c’est là que beaucoup se reposent uniquement sur les réseaux sociaux. C’est probablement la chose que je changerais le plus aujourd’hui.

On arrive ici au seul conseil de ma vidéo d’il y a deux ans que je garderais : construire ta liste email dès le départ. Et je le ferais même plus tôt qu’à l’époque. Pas dans six mois, pas « quand j’aurai plus de visibilité ». Dès le premier jour.

📌 Pourquoi privilégier l’email aux réseaux sociaux ?
Les réseaux sociaux ne sont pas stables : tu peux publier sans être vue, avoir des abonnés sans créer de lien, et tu ne maîtrises pas la relation. L’email, lui, te donne une audience qui t’appartient. C’est un pilier du marketing naturel : une relation directe, dans le temps, qui ne dépend pas d’un algorithme.

Avec l’email, les personnes te laissent leur adresse, elles choisissent d’entrer dans ton univers. Et toi, tu peux leur écrire, créer un lien, installer une relation dans la durée. Ce que j’aime aussi, c’est que c’est non intrusif : on ouvre un message quand on veut, le matin avec son café, le soir tranquille, ou pas du tout. Pas de pression. C’est beaucoup plus respectueux de ton rythme comme du leur.

Donc aujourd’hui, je mettrais en place une capture d’email tout de suite, avec quelque chose de simple à offrir. Mais attention, pas un contenu lambda, pas ces PDF de 30 pages que personne ne lit. Un bon contenu gratuit, c’est quelque chose qui fait bouger une vraie chose, vite, et qui donne envie d’aller plus loin avec toi. Une checklist, un mini-atelier, un quiz : l’idée, c’est que la personne ressente déjà un avant/après.

Et je ne m’arrêterais pas là. J’enverrais une petite séquence de bienvenue, trois ou quatre emails, pas plus. Pas pour vendre directement, mais pour continuer la relation : comprendre la personne, lui parler de ce qu’elle vit, lui montrer que tu comprends ce qu’elle traverse. Et là seulement, lui donner envie, petit à petit, d’aller plus loin. Parce que ce n’est pas juste une liste, c’est une relation. Si tu construis ça dès le départ, tu n’es plus dépendante de l’algorithme : tu as ta propre audience, tu lui parles directement, et c’est beaucoup plus pérenne.

Parler des transformations, pas de tes outils

Une fois cette audience constituée, la vraie question, c’est de quoi tu vas lui parler. Et là, il y a un changement majeur que je ferais : passer beaucoup moins de temps à parler de mes outils, et beaucoup plus à parler des transformations.

Au début, je faisais l’erreur… J’expliquais comment j’accompagnais, mes méthodes, mes concepts. Sauf que les gens ne viennent pas pour ton outil. Ils viennent pour ce que ça va changer dans leur vie. C’est une vraie bascule. Au lieu de dire « je fais du coaching, j’utilise telle approche », tu montres ce que la personne vit avant, ce qui change pendant, ce qu’elle vit après.

Tu racontes des situations, des prises de conscience, des déclics. Par exemple, une cliente qui arrive complètement perdue, qui ne sait pas quoi proposer, et qui quelques semaines plus tard a une offre claire et ses premières clientes. Ça, ça parle. Parce que la personne en face se reconnaît, se projette, et se dit « si elle y est arrivée, moi aussi ». C’est ça qui crée l’envie de travailler avec toi, pas la liste de tes outils.

Et sur le marché du coaching et de la thérapie, il y a du monde. Tout le monde a une méthode, une approche. Ce qui te différencie vraiment, ce n’est plus ta technique : quelqu’un d’autre l’a aussi. Ce qui te différencie, c’est ton regard, tes parcours clients, les transformations que tu rends possibles. Ça, personne ne peut le porter à ta place. Et souvent, ça t’amène à être plus précise, à parler à un type de personne en particulier. Ça peut faire peur, tu te dis « je vais exclure des gens ». Mais c’est l’inverse : plus tu es précise, plus les bonnes personnes se sentent concernées et viennent vers toi.

Le vrai sujet dont on te parle le moins : prendre ta place

Il y a un dernier élément, qui n’est pas une étape stratégique mais qui mérite qu’on en parle. Choisir ta porte d’entrée, créer une offre, te montrer, partager des transformations… tout ça demande de prendre ta place. De te rendre visible. Et ça, ça crée un inconfort.

Tu peux commencer à douter, à te demander si tu es à ta place, assez claire, « à la hauteur ». Tu peux hésiter à parler de ton offre, à annoncer ton tarif, à te filmer, à écrire un email. Et en fait, c’est normal.

📌 Qu’est-ce que le doute sur sa place ?
Le doute sur sa place, parfois appelé manque de légitimité naturelle, est l’inconfort ressenti au moment de se rendre visible. On appelle doute sur sa place le décalage entre la personne que tu deviens et l’image que tu as encore de toi. Ce n’est pas un défaut : c’est le signe que tu évolues.

Ce n’est pas un problème à régler une bonne fois pour toutes. C’est quelque chose qui revient à chaque étape, à chaque fois que tu montes d’un cran. Ce qui se joue, c’est ce décalage entre qui tu deviens et l’image que tu as de toi. Ça crée une sensation bizarre, comme si tu jouais un rôle, comme si tu n’étais pas encore vraiment cette personne. Mais c’est justement le signe que tu es en train d’évoluer.

Donc aujourd’hui, je ne chercherais pas à éliminer cet inconfort. Je chercherais à l’accueillir, à avancer avec, à le traverser petit à petit. Parce que ce n’est pas une séance qui règle tout, pas un déclic magique. C’est un chemin : tu ajustes, tu testes, tu te plantes parfois, tu recommences. Et à chaque fois, tu deviens un peu plus solide, un peu plus alignée, un peu plus à ta place.

La vraie question, ce n’est pas « comment je fais pour ne plus douter ». C’est « comment je continue d’avancer même quand je doute ». Et ça se travaille au fil du temps, en étant bien entourée, avec des personnes qui comprennent ce que tu traverses et qui voient ce que toi, le nez dans ton activité, tu ne vois plus. Si tu ressens ça aujourd’hui, le doute, l’hésitation, l’envie de te cacher parfois, dis-toi que c’est ok. Ce n’est pas un signal d’échec, c’est le signal que tu grandis en tant qu’entrepreneure.

La Méthode Business Zen : repartir sur des bases alignées

Tout ce qu’on vient de voir, clarifier qui tu es, choisir ta porte d’entrée, construire une offre simple, installer ta visibilité, c’est exactement le chemin que structure la Méthode Business Zen. Elle accompagne les professionnels du bien-être en 4 phases :

Phase 1 : Alignement & Positionnement. Clarifier qui tu es et pourquoi on te choisira toi.

Phase 2 : Créer et vendre ton Offre. Construire l’offre évidente depuis ton identité.

Phase 3 : Planifier ta Visibilité. Attirer naturellement les bons clients sans t’épuiser.

Phase 4 : Vendre avec Fluidité. Un système simple qui te ressemble, sans pression.

Conclusion

Si je devais recommencer de zéro comme coach aujourd’hui, je ne courrais pas après la stratégie parfaite. Je partirais de moi, je choisirais une porte d’entrée claire, je créerais une offre simple et testable vite, je construirais ma liste email dès le premier jour, et je parlerais des transformations plutôt que de mes outils.

Et j’accepterais que prendre sa place, ça demande de traverser un inconfort. Pas de l’éliminer : de l’accueillir. Un business aligné, ce n’est pas une activité sans doute, c’est une activité construite à partir de qui tu es vraiment, qui te permet d’avancer même quand le doute est là. C’est tout le travail de l’alignement naturel : faire correspondre ton activité à ta vie, et non l’inverse.

Si tu sens que te rendre visible, prendre ta place et communiquer de façon alignée, c’est encore flou pour toi, j’ai créé un quiz qui va t’aider à y voir clair. Tu vas pouvoir identifier ton Profil de Communicant.e et comprendre ce qui est naturel pour toi. Le lien est juste en dessous.

Questions fréquentes

Par quoi commencer quand on veut recommencer de zéro comme coach ?

Ne commence ni par une stratégie, ni par une offre, mais par toi : le mode de vie que tu veux, tes valeurs, ta vision. C’est l’étape que presque tout le monde zappe, et pourtant c’est elle qui donne un positionnement aligné. Une fois cette clarté posée, choisir ta porte d’entrée, ton offre signature et ta communication devient beaucoup plus simple et cohérent.

Faut-il être présente sur les réseaux sociaux pour démarrer son activité de coach ?

Non, ce n’est pas indispensable, et c’est même la chose que je changerais le plus. Les réseaux sociaux sont instables : tu peux publier sans être vue et tu ne maîtrises pas la relation. Construis plutôt ta liste email dès le premier jour. C’est un pilier du marketing naturel : une audience qui t’appartient et une relation directe qui ne dépend pas d’un algorithme.

Comment créer une première offre quand on débute ?

Crée une offre simple, pas une offre parfaite. Elle répond à une seule problématique et amène à un seul résultat concret, visible et nommable. Surtout, propose-la avant de la construire en détail : tu vérifies qu’elle résonne avant d’y passer des heures. Ton offre signature tient sur quatre lignes : à qui, quelle promesse, quel résultat observable, quel format.

Comment se différencier sur un marché du coaching saturé ?

Ta technique ne te différencie plus, car d’autres ont la même. Ce qui te rend unique, c’est ton regard, tes parcours clients et les transformations que tu rends possibles. Choisis une seule porte d’entrée, un sujet précis que tu connais de l’intérieur, et parle des transformations plutôt que de tes outils. Plus tu es précise, plus les bonnes personnes se reconnaissent.

Le doute de prendre sa place finit-il par disparaître ?

Non, et ce n’est pas le but. Le doute sur sa place revient à chaque étape, à chaque fois que tu évolues : c’est le signe que tu grandis, pas un échec. La vraie question n’est pas « comment ne plus douter » mais « comment avancer même en doutant ». Ça se travaille dans le temps, bien entourée, en construisant petit à petit un positionnement aligné.